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Rimouski 1.2M$ pour étudier les eaux souterraines.

Publié le 24 août 2018 à 14 h 34
Auteur :
Martin Ross

1.2M$ pour étudier les eaux souterraines.

L’Université du Québec à Rimouski a reçu 1.2M$ du gouvernement québécois pour poursuivre l’acquisition de connaissances des eaux souterraines du BSL et débuter celle de la Gaspésie. Ce projet initié en 2012 qui a permis de la récolte de données d’une partie du  BSL, s’échelonnera jusqu’en 2021.

Thomas Buffin-Bélanger, professeur de géographie, UQAR-«C’est donc la 4e phase de ce programme là et nous dans le cadre de la 3e phase, on avait fait la caractérisation pour l’Est du BSL. Là, cette fois-ci, on fait l’Ouest du BSL, qui inclus Rivière-du-Loup, Kamouraska et Témiscouata.»

 Avant la mise sur pied de ce programme d’acquisition de connaissances, on savait peu de chose sur les eaux souterraines. À l’heure ou des forages pétroliers et gaziers se font un peu partout sur le territoire, il s’agit d’un premier pas pour la préservation de la ressource.

Thomas Buffin-Bélanger, professeur de géographie, UQAR- «Les travaux qu’on a fait puis qu’on va faire vont nous montrer qu’on a certainement une eau en grande quantité, en très bonne qualité aussi. Par contre, cette eau là souterraine, elle est spatialement limitée, c'est-à-dire qu’il y a des endroits où elle se trouve mais, elle ne se trouve pas en grande quantité partout.»

Il y a deux grands types d’aquifères, des formations géologiques qui contiennent les eaux souterraines : les aquifères granulaires ou poreux et les aquifères rocheux.

Thomas Buffin-Bélanger, professeur de géographie, UQAR- Dans les aquifères rocheux, on a une quantité d’eau assez limitée qui peut alimenter des maisons ou quelques maisons par exemple. Par contre dans les aquifères granulaires, là on a des aquifères qui contiennent beaucoup d’eau, qui peuvent alimenter la ville de Rimouski. La ville de Rimouski est alimentée par un aquifère granulaire près des chutes de la Rivière-Neigette et ces aquifères granulaires sont spatialement très limités.»

Des données importantes pour les municipalités .

Le programme d’acquisition de connaissances des eaux souterraines, piloté par l’UQAR, permettra d’identifier les zones de recharge de cette ressource indispensable. Ces zones sont aussi importantes à protéger que l’eau souterraine.

Thomas Buffin-Bélanger, professeur de géographie, UQAR- «Ce qu’il faut faire c’est d’éviter d’avoir des activités polluantes dans ces zones de recharge.» On connaît très peu de choses sur les eaux souterraines gaspésiennes. Gwénaëlle Chaillou, professeure en géochimie, UQAR- «Le territoire est immense et on ne connaît pas beaucoup de chose par rapport aux autres portions municipalisés du Québec, il semble avoir peu d’information, ou l’information est encore très, très éparse donc, il y a beaucoup de recherche à faire dans les municipalités, aux MRC pour avoir un premier portrait très préliminaire finalement.»

Un rapport suivra cette étude et les recommandations émises à l’intérieur de ce dernier seront malheureusement non formelles. Cette responsabilité incombera aux municipalités et aux MRC qui devront réaliser des études plus spécifiques afin de protéger la ressource. 

 Gwénaëlle Chaillou, professeure en géochimie, UQAR- «Pour aller sur les zones de protection il faut faire des études beaucoup plus locales et il y a un programme spécial du ministère qui est fait pour ça, dans lequel les municipalités ou les MRC vont pouvoir aller faire des études beaucoup plus locales. Nous, notre étude est  régionale, ça leur donne une première idée finalement du sens de l’écoulement, de la qualité globalement de l’aquifère. Notre projet aide, c’est la base nécessaire à ces études plus locales.»

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