Consulter les archives

Nouvelles

« Retour

Saint-Simon Fouilles archéologiques à Saint-Simon et conférence

Publié le 28 août 2018 à 15 h 36
Auteur :
Martin Ross
L’École de fouilles archéologiques de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a récolté de nombreux objets et artéfacts datant du milieu du 19e siècle, le long de la rivière Porc-Pic à Saint-Simon, au cours de la dernière saison. Deux moulins avaient été érigés près de la chute de la rivière en 1845.

Manon Savard, professeure de géographie et archéologue, UQAR- «On savait qu’il y avait eu deux moulins le long de la rivière Porc-Pic : Un moulin à scie, un moulin à farine. On ne savait pas au départ, quand on est arrivé, de lequel il s’agissait. C’est une école de fouilles qui a durée quatre semaines et justement on a découvert des restants de ce moulin. La MRC avait établie une espèce de plate-forme pour mettre une table à pique-nique, ils avaient trouvé des artéfacts.»

Nicolas Beaudry, professeur d’histoire et d’archéologie, UQAR-«On a un éventail d’objets qui couvrent le moulin lui-même, des fragments des machines à l’intérieur du moulin. On a aussi beaucoup d’objets domestiques qui appartiennent au meunier et à sa famille qui rendent compte donc, de la vie qui a eu lieu sur place puisque ce n’était pas seulement un site industriel, c’était aussi un site habité.»

Ces objets nous en apprennent un peu plus sur ce territoire qui était inoccupé avant que les moulins n’y soient construits. 

Manon Savard, professeure de géographie et archéologue, UQAR- «On n’a pas trouvé de trace du moins, d’occupation avant, ni après l’occupation du moulin et les artéfacts qu’on a, collent vraiment avec ceux du moulin à farine. On sait que ce moulin à farine a aussi passé au feu et on a trouvé des traces d’incendie. On a du bois carbonisé, on a des restes de végétaux carbonisés, on a trouvé du grain carbonisé même sur le site.»

Une conférence sur les artéfacts de Saint-Simon
L
es artéfacts retrouvés le long de la rivière Porc-Pic à Saint-Simon racontent une histoire. Celle du meunier qui opérait le moulin à farine et possiblement celle de sa compagne.

Nicolas Beaudry, professeur d’histoire et d’archéologie, UQAR- «On a quelque objets qui évoquent une présence féminine mais, déjà, on a une idée du statut social du meunier, ou de ses prétentions à un statut social; dont certaines vaisselles de table, on a des pipes, une belle collection de pipes qui portent des motifs, dont une porte un moulin à vent donc, le meunier s’affichait avec son métier. On a quelques beaux objets comme ça qui nous parlent des gens qui habitaient là et au moins meunier.»

Les trouvailles feront l’objet d’une conférence cet automne une fois l’inventaire de tous les artéfacts complété.

Manon Savard, professeure de géographie et archéologue, UQAR- «La date est encore à confirmer, on va donner une conférence pour présenter nos résultats, soit des résultats préliminaires parce qu’il y a vraiment beaucoup de travail à faire avec tous les artéfacts qui ont été trouvés.»

Nicolas Beaudry, professeur d’histoire et d’archéologie, UQAR- «Ça s’adresse au grand public. C’est la moindre des choses que de rendre au public ce qui lui appartient puis, ce patrimoine là appartient à tout le monde. Donc, on va présenter des résultats, on va présenter nos objectifs, le travail qu’on a fait, la façon dont on l’a fait. On va, on l’espère contribuer à la discussion qui s’en vient sur l’avenir de ce site là.»

D’autres fouilles pourraient avoir lieu l’an prochain.

Nicolas Beaudry, professeur d’histoire et d’archéologie, UQAR- «Il reste encore beaucoup à faire, il y a encore une enquête orale auprès de la population à mener et puis encore, sur place, du potentiel pour d’autres de fouilles, c’est sur!»

« Retour

À votre avis ?

Vos proches sont-ils au courant de vos choix en lien avec le don d'organes?



Voir le résultat Envoyer

Infolettre

Ok

Actualité Twitter
CFTF Nouvelles

Voir tous les tweets »