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Rimouski rareté de main d'oeuvre en foresterie

Publié le 30 novembre 2017 à 16 h 39
Auteur :
Martin Ross
 Le sommet sur l’aménagement Forestier au BSL, qui a réuni quelques 150 acteurs et partenaires de cette industrie jeudi au Centre des congrès de Rimouski, a mis en lumière le vieillissement de ses travailleurs et la difficulté d’en recruter de nouveaux pour palier à la rareté de la  main-d’œuvre anticipée. Près de 200 postes seront à combler prochainement dans cette industrie qui compte 400 travailleurs dans le BSL.

Luc Lavoie, DG, Collectif Régional de Développement du BSL-«46.5% des travailleurs forestiers ont plus de 55 ans. Donc, ça veut dire que dans les prochaines années ces gens là vont prendre leur retraite et qu’il va falloir les remplacer. Donc, on a fait une étude prévisionnelle pour voir quel serait le besoin et on prévoit à peu près d’ici trois ans, avoir besoin de 200 nouveaux travailleurs forestiers.» 

La crise forestière des années 2000, la tordeuse du bourgeon de l’épinette et le trou noir orchestré par la réforme de l’assurance de l’ex gouvernement conservateur sont en partie responsable de cette constatation, même si l’industrie forestière se porte bien ces temps-ci.

Luc Lavoie, DG, Collectif Régional de Développement du BSL- «Avec les crises forestières qu’on a vécu dans les dernières années, le métier, disons, était moins attrayant. Je pense qu’il y a un gros travail de revalorisation et  également, un travail à faire au niveau des orienteurs dans les écoles secondaires. Je pense que ces gens là doivent savoir qu’il y a des opportunités d’emplois. Que ce soit pour les formations professionnelles au secondaire, mais également pour les formations collégiales. On manque de techniciens forestiers également donc, le cégep, par exemple, ici à Rimouski en forment mais ça ne suffit pas à la demande.»


Le taux de placement des finissants en technologies forestières est présentement de 100% et les travailleurs manuels sont aussi en demandes. Entre 2008 et 2016 l’industrie de l’aménagement forestier a perdu 45% de ses travailleurs sylvicoles, reboiseurs et abatteurs manuels; premiers maillons de cette industrie. Le trou noir en assurance emploi pour les travailleurs en aménagement forestier est encore d’actualité. Le Ministère de l’Éducation et les Commissions scolaires devront adapter les futures formations aux besoins réels de l’industrie. Cette dernière devra aussi mettre l’épaule à la roue pour former des travailleurs plus polyvalents.

Paul Saint-Laurent, DG secteur Sud-Est, Ministère des Fôrets de la Faune et des Parcs- «On parle souvent de travailleurs manuels et je pense qu’une des clés, c’est toute la question de la polyvalence. On l’a vu dans les chiffres qui nous ont été présentés aujourd’hui, un travailleur qui peut faire à la fois du reboisement, qui peut faire des travaux d’éclaircie, qui peut faire des travaux d’abattage va travailler plus de semaines. Il faut aussi essayer de trouver des synergies, on sait que c’est possible par exemple pour des travailleurs forestiers de travailler dans le domaine acéricole. Puis le domaine acéricole c’est un domaine qui est désynchronisé avec les travaux forestiers donc, ça permet de rajouter des semaines de travail.» 

Un plan d’action sera élaboré à la suite de ce sommet.

Luc Lavoie, DG, Collectif Régional de Développement du BSL- «On fait une synthèse de tout ça, on fait un plan d’action et par la suite, c’est là que ça devient important, on fait sa mise en œuvre mais de façon collective. Donc, tous les gens qui sont ici aujourd’hui, on va les interpeller pour la mise en œuvre  des solutions qu’on aura mises dans le plan d’action.»


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