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Trois-Pistoles La sécurité alimentaire au temps de la COVID-19

Publié le 13 août 2020 à 14 h 46
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Communiqué
Croc-Ensemble des Basques, organisme communautaire actif depuis plus de 20 ans dans la MRC, a vécu son lot de chambardements et de renouveaux depuis le début de la pandémie.

Inaccessibilité de ses locaux, relocalisation temporaire, explosion des demandes de soutien alimentaire, déménagements et financement bonifié : le moins que l’on puisse dire, c’est que 2020 est tout sauf tranquille pour Croc-Ensemble qui travaille à réduire l’insécurité alimentaire dans les Basques.

‘’Lorsqu'on a appris qu'on perdrait l'accès à nos locaux, on s'est tout de suite mis en mode solution, explique Philippe De Carufel, le coordonnateur de l’organisme. Quand le plan d’urgence municipal s’est enclenché pour permettre à la Ville de se préparer au pire, l’Aréna (où était située la banque alimentaire) devenait inaccessible. Mais avec les multiples pertes d’emplois, l’insécurité financière qui régnait et devant l’avalanche de demandes pour des services de dépannage, il était primordial de se trouver un plan B rapidement’’.
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L’organisme se considère choyé d’avoir pu compter sur le soutien de partenaires communautaires, locaux et régionaux dans la recherche d’un endroit où réorganiser sa distribution alimentaire. ‘’La Maison des Jeunes de Trois-Pistoles a accepté de nous héberger temporairement, et quand est venu le temps de bouger à nouveau, la MRC nous a soutenu financièrement afin de trouver un endroit qui répond à nos besoins’’. 

Les demandes ont afflué depuis la mi-mars, passant d’une quarantaine de familles desservies chaque semaine à plus d’une centaine dans les périodes plus achalandées. ‘’Ça vraiment été un gros 3-4 mois, mais je dirais qu’on est maintenant revenu à un rythme pré-pandémie’’, précise monsieur De Carufel. ‘’On a un certes un peu plus de demandes qu’avant la COVID-19, mais je pense que c’est surtout attribuable au fait qu’on a beaucoup parlé de nos services durant le printemps, on s’est fait connaitre davantage.’’

En plus de faciliter la promotion de leurs services et de précipiter leur relocalisation dans des locaux plus grands et plus chaleureux, la première vague de la pandémie a également permis à l’organisme de bonifier son financement. Un fond d’urgence a été créé à la MRC des Basques, le CISSS du Bas-St-Laurent a soutenu certaines dépenses engendrées spécifiquement par la réorganisation des services et les gens ont été fort généreux envers leurs concitoyens durant cette période charnière.

Déjà, Croc-Ensemble des Basques se prépare pour une prochaine vague. ‘’Contrairement à la mi-mars, on a l’opportunité d’anticiper un peu plus ce qui peut arriver et le type de besoin que la pandémie engendre, on réfléchit donc à la meilleure façon de répondre à notre mission en fonction des paramètres actuels. ‘’

Depuis le début de l’été, l’organisme compte également une nouvelle ressource : une agente de développement s’est jointe à l’équipe en place afin de mettre sur pieds différents projets en sécurité alimentaire dans les communautés. ‘’Ce sont des subventions ponctuelles et des soutiens financiers venant de programmes ou d’enveloppes spécifiques qui nous permettent le déploiement de ces actions, mais chaque réalisation nous rapproche d’une communauté solidaire qui s’attaque au gaspillage alimentaire tout en renforçant le tissu social. Je sais que c’est drôle à dire, mais la pandémie nous a vraiment aidé à arrimer plusieurs projets qui ne se seraient pas actualisés aussi vite en temps normal’’, conclu le coordonnateur de Croc-Ensemble.

 

 

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